News - 16th February 2023
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La vie n’est pas une course

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Après qu’elle a pris son courage à deux, Bea Conner a essayé le parkrun et a trouvé l’événement amical, accueillant et bien supérieur qu’une simple « course », ce qui a été bénéfique pour sa santé mentale.

 

Toute ma vie, j’ai été aux prises avec de graves maladies mentales. J’ai oublié qui j’étais, perdu mon identité et suis devenue malade. Mon estime de soi, ma confiance et mon moral ont atteint le fond du baril au début de l’année 2022. J’ai vraiment touché le fond.

 

Mais, il y a toujours eu cette petite étincelle en moi (parfois microscopique) qui me faisait continuer plutôt que d’abandonner.

 

Quoique j’étais solitaire dans mon entraînement, j’étais toujours active. J’ai fait la découverte de parkrun par la suite en 2022.

 

J’ai eu quelques bons échanges pendant quelques mois avec l’un des organisateurs d’un tout nouvel événement parkrun dans ma région. Elder Park m’a toujours paru comme un endroit sécuritaire et l’idée d’aller faire de l’exercice avec d’autres participants m’a d’abord semblé un peu intimidante, mais plutôt une belle opportunité.

 

Le jour de l’inauguration de l’événement, j’étais un vrai paquet de nerfs. J’étais vraiment anxieuse ! Chargée d’un petit « rush » d’adrénaline, j’ai réussi à trouver mon chemin vers la zone de départ, juste à côté de la magnifique statue de John Elder. « Bonjour Monsieur Elder, » me suis-je dis-je, « Voyons si je peux être fière de moi-même. »

 

Lorsque j’ai commencé à courir, mon esprit s’envolait. Ce parcours de trois tours et demi sur un terrain plat était idéal pour moi. Mais ce qui me gardait motivée, ce sont les bénévoles qui m’encourageaient et qui réussissaient à me tenir aller, surtout dans le dernier demi-tour. Ils n’étaient pas prêts à m’abandonner, ça c’était certain !

 

Je n’en revenais pas de voir à quel point le monde était sympathique et j’étais tellement rassurée de voir que le parkrun n’est pas une course.

 

 

Bea Conner2

 

À la zone d’arrivée, un autre participant m’a dit : « Était-ce incroyable… ou était-ce incroyable ? Quoique j’étais à bout de souffle, mais très heureuse, j’étais 100% d’accord.

 

Il m’a fallu encore quelques semaines pour ramasser mon courage à deux mains et d’aller au café d’après-événement. C’est là que j’ai pris connaissance du système des plateaux de participations. J’ai également lu plusieurs histoires sur les participants et les bénévoles. J’ai donc décidé que je voulais faire partie de cette belle famille qu’est parkrun.

 

George the Janny m’a aussitôt fait sentir la bienvenue à St-Constantine, où le café est abondant et où les amitiés solides sont forgées.

 

Les semaines suivantes, j’ai commencé à sortir de ma coquille et à interagir avec les participants et les bénévoles. J’ai recommencé à rire de bon cœur, rire pour vrai, et pas ce rire ridicule et faux qui était devenu coutume ces derniers temps.

 

J’ai plongé et essayé de faire du bénévolat à l’événement parkrun junior d’Elder Park, où j’ai trouvé le plaisir d’ encourager les enfants, d’abord en tant que surveillante. J’ai maintenant essayé plusieurs rôles, même celui de responsable d’événement junior, et par mon expérience de bénévolat, j’ai réussi à me faire plusieurs nouveaux amis et suis devenue plus confiante.

 

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J’ai maintenant participé à 14 parkruns et effectué 12 participations bénévoles. Et je peux fièrement dire que j’ai les deux yeux rivés sur mes deux plateaux de 25 participations.

 

Enfin, j’ai appris que le parkrun est bien plus qu’une simple course. C’est ce qui m’a donné de l’espoir, de la force et de la résilience. Ce qui m’a permis de me faire de bons amis, sans lesquels je ne peux plus me passer. Ce qui m’a également donné un sentiment de plaisir et de curiosité, et qui m’a amené à essayer différents parkruns. parkrun m’a surtout aidé à prendre conscience de mon estime de soi, ce qui me donnait du fil à retordre dans le passé. Alors que j’approche la fin de mon parcours de 5 km, où mes jambes veulent m’abandonner, mon optimisme qui est de plus en plus positif est ce qui me transporte vers la ligne d’arrivée à chaque semaine.

 

Je comprends enfin, après tout ce que j’ai traversé et enduré, que la vie n’est pas une course. Je suis exactement là où je dois être, et c’est tout à fait normal.

 

Bea Conner

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