Actus - 26th octobre 2021
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parkrun et moi : mon histoire

Tissier

Le sport et la forme physique ont toujours joué un rôle important dans ma vie – rugby, tennis, vélo et badminton faisaient partie de mon quotidien dès le plus jeune âge.
 
En 2007/2008, à la cinquantaine, j’ai participé à la course de voiliers Clipper Round the World. J’avais lâché les sports collectifs car mon corps commençait à fatiguer, mais après mon aventure en voilier, j’ai voulu retrouver une activité sportive mais pas strictement compétitive. À l’époque, je vivais à Teddington, dans le sud-ouest de Londres, là où parkrun a commencé. Je suis descendu à Bushy Park un samedi matin, avec mon code-barres flambant neuf. Pour mes premiers footings, j’ai alterné course, pause, marche, course, pause, marche, et ce n’est qu’après un certain temps que j’ai pu boucler un 5 km sans m’arrêter ni marcher du tout.
 
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Ma routine du samedi matin a vite commencé par un peu de vélo jusqu’à Bushy Park (ce qui me servait d’échauffement), le footing de 5 km puis le retour à vélo. J’ai fini par rejoindre le club des 50 parkruns et gagner mon t-shirt de jalon. Le 25 décembre, j’ai couru parkrun dans un costume de lutin du père Noël.
 
Ma situation a changé et j’ai arrêté parkrun vers 2010.
 
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En 2016, je suis parti vivre en France, mais l’activité sportive me manquait. J’ai utilisé l’application CouchTo5K pour me remettre à courir, mais je n’ai jamais aimé courir seul. J’ai découvert que le parkrun le plus proche était à 45 km, ce qui m’a d’abord semblé trop loin, mais j’ai décidé d’essayer. Quand j’ai commencé le parkrun des Dougnes près de Bordeaux, c’était un vrai changement de courir avec d’autres personnes. Je me suis lié d’amitié avec les habitués, et le côté social est merveilleux. Nous discutons toujours autour d’un thé ou d’un café après le footing, et l’été, nous recevons beaucoup de touristes venus de divers pays qui sont des habitués du parkrun chez eux.
 
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Il y a environ 15 mois, on m’a diagnostiqué un problème dans le bas du dos et on m’a déconseillé de courir pour éviter tout choc à la colonne vertébrale, parkrun est alors devenu pour moi une marche rapide, mais au moins je parcourais toujours 5 km.
 
La crise sanitaire a été rude pour tout le monde, mais quand le confinement s’est assoupli, les habitués se réunissaient le samedi matin pour faire un parkrun non officiel, et restaient discuter par la suite (en maintenant une distance de 2 m). Maintenant que parkrun a officiellement redémarré, je suis devenu bénévole, principalement responsable du chronométrage de l’événement. J’apporte une chaise pliante avec moi car je ne peux pas rester debout très longtemps avant que mon dos ne fasse des siennes, mais je ne raterais parkrun pour rien au monde – sauf peut-être quand je me ferai opérer pour résoudre mon problème de dos. J’espère pouvoir reprendre les 5 km environ 3 à 6 mois après l’opération, et en attendant je continuerai mes activités de bénévolat.
 
Bernard Tissier
A20061

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